The Garage
Lutherie
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Omega trouve son origine en 1848 (même si la compagnie est enregistrée en 1894) en produisant des montres mécaniques.

Le modèle présenté ici est la Semaster 300 GMT, référence 2234.50.00.

Bien qu'étant issue d'une célèbre série de plongeuse (la GMT célèbre les 50ans de la naissance de la première Seamaster en 1948), cette montre est une pure voyageuse comme en témoigne la complication GMT qui permet la lecture immédiate sur 24H d'un deuxième fuseau horaire et même d'un troisième en utilisant la lunette tournante bidirectionnelle.

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On retrouve les caractéristiques globales du boitier des Seamaster 300 pro, avec un verre saphir bombé affleurant la lunette.
La lunette reprend malheureusement le crantage des plongeuses, les 24 crans de la nouvelle Rolex GMTmaster ceramique sont plus pertinents.

Il y a cependant quelques différences :

- La valve helium est supprimée (cela tombe bien, je n'aime pas les fonctions inutiles)

- Les épaulement de protection de la couronne se rejoignent sur le dessus : la couronne est quasiement masquée, sa manipulation est un peu plus difficile notament lors du dévissage.

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Le cadran abandonne les traditionnelles indications des plongeuses (profondeur maxi  "300m/1000ft" et "Professional") et se concentre sur les mentions GMT et Chronometer.

Cette mention Chronometer (à ne pas confondre avec un Chronographe) n'est pas décorative, mais représente une vraie spécificité :

Le mouvement a été contrôlé individuellement par le Contrôle Officiel Suisse des Chronométres le COSC et respecte les spécifications en matière de précision suivant la norme ISO 3159.

Le cadran peint reprend le profil de vagues du fond de boitier. La peinture est très particulière : les vagues ainsi que les index ont un relief important .

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Les index et les aiguilles sont peints avec un revètement luminescent de type super luminova vert qui donne une forte luminosité en lecture nocturne.

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On reconnait le segment luxe de la monte aux finitions du boitier (et du mouvement, mais celui ci est invisible):

Les surfaces alternent les finitions polies et  brossées de manière très subtile.

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Le boitier est typiquement Omega avec les cornes chanfreinées sur l'extérieur mais aussi coté bracelet.

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Même des zones invisibles comme l'entre-corne recevant le bracelet reçoivent une finition polie miroir 

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Le polissage est parfait jusqu'au angles rentrant, le brossé met en valeur les arêtes du boitier qui seraient invisibles si le boitier était entièrement poli.

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Le fond rapporté porte le logo Seamaster classique, Chimère de cheval et d'animal marin.

Ce fond, vissé, est manoeuvrable à l'aide d'un outil spécial utilisant les 5 trous borgnes.

La mention "50 YEARS" célèbre l'anniversaire de la série Seamaster crée en 1948.
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Introduit récemment dans la gamme Omega, le planisphère réalisé en marquage laser confirme l'authenticité de la montre.

Le point rouge est un scellé garantissant que la montre n'a pas été ouverte.

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Le numéro d'identification indivuduel du boitier est lui aussi gravé au laser sur la corne à 7H00 (mais plus profondemment afin de résister aux éventuels polissages ultérieurs)

Ce gravage semble être la dernière étape de production, car lors de la reception de cette montre au magasin Omega de Hambourg, la gravure contenait encore des résidus du processus de marquage remplissant les caractères.

Le mouvement est lui aussi traditionnellement identifé par un numéro individuel qui, si il est archivé par Omega, n'est pas fournis dans les papiers accompagnant la montre.
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La couronne vissée porte le logo Omega.

La manipulation de la couronne dans ses trois positions se fait assez facilement, chaque position marquant un verrouillage assez franc.

- La première position permet le classique remontage (sens horaire)

- La deuxième position permet le réglage indépendant de l'aiguille des heures (par saut d'une heure dans les deux directions), ainsi que la mise a la date au passage de minuit. Ce réglage n'influe pas sur la marche du mouvement.

- La troisième position active l'ensemble de l'aiguillage et le stop seconde. Elle permet la selection de l'heure donnée par la quatriéme aiguille (fonction GMT) ainsi que le réglage précis de l'aiguille des minutes, l'aiguille des heures bouge en même temps. Il faut donc revenir en position 2 pour régler l'aiguille des heures a l'heure locale.
 

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Le bracelet est un point fort de cette montre, notamment par sa boucle déployante.

L'ensemble du bracelet est constitué d'éléments massifs assemblés à l'aide de tiges chassées dans les maillons.
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Tous les éléments sont intégralemment repliés à l'interieur de la boucle qui est donc très conmpacte, le verrouillage est franc.

La manoeuvre d'ouverture s'effectue à l'aide des deux boutons pressions, la sécurité est bonne sans avoir à manipuler le traditionnel verrou supplémentaire type Rolex.

Des pièces de bout permettent le raccordemment de l'épaisseur du bracelet à celle de la boucle.

A gauche on observe le demi maillon mermettant le réglage fin de la longueur du bracelet.
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La boucle déployante dispose d'une extension rapide pour adapter la montre au port sur une combinaison de plongée.
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Le conditionnement respecte lui aussi les codes traditionnels du luxe:

L'écrin est présenté dans une surboite en carton blanc avec un logement pour le mode d'emploi et les cartes de garanties.
 
La montre repose sur un coussin, un logement à droite permet le rangement des maillons supplémentaires.

3 cartes accompagnent la montre : garantie, identification et spécification.


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Le mouvement est le calibre Omega 1128.

Les photos du mouvement ont été réalisées par Loupe à l'oeil, horloger bien connu du forum Forumamontres, son commentaire d'expert à propos de ce mouvement :

"Sympa cette montre , meme si le calibre ne déchaine pas les passions ! Et poutant il régle du feu de dieu ... "


Sous le fond vissé, un couvercle antimagnétique recouvre le mouvement. Dessous se trouve le fameux mouvement décoré de manière traditionnelle :
Cotes de Genève, perlage, gravage doré.
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Une fois oté le bloc automatique on peut observer la totalité du mouvement.
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Le disque de quantième repose sur la planche additionelle coté cadran, on voit son sautoir (entre le 5 et le 6) et le doigt d'entrainement qui se situe au dessus entre les 1 et 3.

Les trois vis visibles de ce coté autour du disque permettent l'assemblage de la planche sur le mouvement.
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Sur cette vue la roue de 24 heures est absente.
 

 

Omega poursuit la tradition horlogère Suisse en modifiant et finissant une ébauche industrielle pour créer un garde temps exclusif de haute qualité:

Basé sur le calibre Omega 1120  lui même basé sur une ébauche ETA 2892 A2, le mouvement adopte une complication GMT.


Analyse rapide du calibre de base Omega 1120 :




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Les images sont extraites des documentations techniques OMEGA : calibre Omega 1120 (et une deuxième partie de la doc technique est ici) 


capture_1120_cote_cadran_eclate_tige_remontoir.jpgcapture_1120_date.jpg


Le coté cadran serra profondement modifié au cours de la transformation en calibre 1128.
La fonction de mise à la date rapide avec la came repère 13 disparait.
Le changement de date rapide disparait lui aussi (la roue repère 1 perd son doigt à ressort)


capture_1120_cote_pont_eclate.jpgcapture_1120_cote_pont_eclate auto.jpg



C'est le pignon de la roue de grande moyenne (repère 15) qui entraine la chaussée coté cadran.
Les lamages qui recçoivent les roues de part et d'autre de la platine permettent l'engrenement des dents (on distingue ci dessus à gauche, en blanc au centre de la platine, la roue entraineuse de la chaussée avec son bras double caractéristique)
La chaussée est repérée 1 sur l'éclaté coté cadran ci-après.

Le bloc auto est de conception modulaire.
La masse oscillante est montée sur roulement à bille.

Remarquez le levier stop repère 1 qui permet l'arrêt du balancier quand la tige de remontoir est en position 3 afin de faciliter la mise à l'heure .
Lors des changement de fuseau horaire et de date,  tige de remontoir en position 2, la montre n'est pas arretée.


Partie spécifique au calibre Omega 1128 :

Telecharger la documentation technique du calibre OMEGA 1228 
Omega_1128_planche additionelle.jpg




















 

Pour implémenter l'affichage de la fonction GMT, les concepteurs Oméga ont ajouté une planche additionnelle repère 11 au mouvement (ce qui ajoute 1,05mm d'épaisseur au mouvement).

Pour ne pas retrouver le disque de quantième enterré au fond d'un profond guichet, cette fonction est aussi modifiée et migre sur la planche additionnelle.


La planche est percée afin de permettre les contrôles du montage du mouvement comme le centrage de l'huile sur le contrepivot de balancier.


















La roue entraineuse repère 8 du disque de quantième repère 13 dispose d'un doigt fixe qui, associé au sautoir repère 14, permet le changement de date. C'est donc une date lente car dès l'entrèe en contact du doigt entraineur sur une came du disque de quantième, celui ci se met à bouger en comprimant le ressort du sautoir qui permet le saut dès qu'une came en dépasse la pointe.

Le calibre ETA 2892 A2 dispose dun doigt ressort qui permet la date rapide et sert de sécurité en cas de manipulation de la mise à la date rapide lors du changement de date.

Cette sécurité est inutile sur ce calibre puisque la roue 8 est toujours synchronisée sur la chaussée, cependant la fonction date rapide fait quand même plus raffiné...





capture_1128_aiguillage.jpgEn partant du centre de cette section représentant les roues et les axes de l'aiguillage on trouve : 

 - La roue de seconde repère 16, montée depuis l'arrière du mouvement au travers du tube de centre et retenue par une pierre du pont de rouage repère 17.

- Le tube de centre, chassé dans la platine

- La chaussée repère 1 qui porte :

- l'aiguille des minutes
- la roue qui est entrainée par le mouvement de la roue de grande moyenne repère 15
(cette roue n'est pas chassée mais lanternée : elle peut donc glisser sur l'axe lors de la mise à l'heure)
- le pignon pour le renvoi repère 2 vers l'aiguille de minute.

- La roue des heures repère 9. On remarque que ce mobile porte deux roues superposées :

- L'une reçoit le mouvement de la chaussée démultiplié par le renvoi de minuterie.
- L'autre reçoit l'action de la tige de remontoir en position 2 afin de changer de fuseau horaire.
Cette même roue engrène le renvoi du quantième.

- La roue de 24 heures repère 19.


 

 

En savoir plus à propos de l'ébauche ETA 2892 A2 :


Le calibre ébauche ETA 2892 A2 est très utilisé par beaucoups de grandes marques horlogères voici de quoi mieux comprendre son fonctionnement :

Le démontage / remontage pas à pas en flash sur le site ETA avec les outils spéciaux nécessires

Un démontage commenté en Anglais sur le site chronometrie.com

Un autre en Français sur horlogerie-suisse.com

Voici les documentation techniques du calibre ETA 2892 A2

 


Date de création : 16/10/2010 19:20
Dernière modification : 11/12/2010 19:27
Catégorie : Montres - Mes montres
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